Les conflits font partie intégrante de la vie en collectif. Qu’ils soient légers ou profonds, ils révèlent souvent des déséquilibres, des besoins non exprimés ou des incompréhensions. Plutôt que de les craindre, apprenez à les voir comme des signaux précoces, des opportunités de clarifier les attentes et de renforcer les liens dans votre groupe.
Cette action vous propose d’explorer les mécanismes des conflits, leurs dynamiques et les outils pour les gérer avec bienveillance et efficacité. Vous découvrirez comment anticiper les tensions, adopter une posture individuelle et collective saine, et surtout, définir un processus de gestion des conflits adapté à votre collectif.
Que vous soyez dans un collectif naissant, déjà en route pour mener ou son projet ou installé, ce contenu vous donnera des clés pour transformer les défis relationnels en leviers de cohésion.
Pour tirer le meilleur parti de cette action, nous vous recommandons de consulter au préalable l’action Découvrir les enjeux humains et les outils de communication au sein d'un collectif de la phase précédente. Vous y trouverez une introduction sur la gestion de conflit dans le chapitre “Les enjeux de la gestion de conflit”.
Pour tirer le meilleur parti de cette action, nous vous recommandons de consulter au préalable l’action Découvrir les enjeux humains et les outils de communication au sein d'un collectif de la phase précédente. Vous y trouverez une introduction sur la gestion de conflit dans le chapitre “Les enjeux de la gestion de conflit”.
En amont d’aller vers un processus de gestion des conflits, il nous semble important que vous et votre collectif ayez une connaissance commune de quelques notions des conflits que nous trouvons pertinente chez Hameaux Légers.
Lorsque nous sommes confrontés à un conflit, trois grandes approches s’offrent à nous pour le résoudre :
Dans l’idéal, il est conseillé d’explorer les deux premières options en parallèle avant d’envisager de partir. En effet, fuir un conflit sans l’avoir abordé peut parfois laisser des tensions non résolues, qui peuvent resurgir plus tard sous une autre forme.

Un conflit ne naît pas du jour au lendemain. Il se développe progressivement, comme une montée en tension, et passe par plusieurs étapes avant d’atteindre un point critique. Comprendre ces étapes permet d’intervenir au bon moment, avant que la situation ne devienne ingérable.
Voici les phases typiques de l’escalade d’un conflit :

Même si cela peut paraître évident, plus on intervient tôt, plus il est facile de désamorcer un conflit émergent. Même si c’est plus complexe, il existe toujours des pistes de solution pour gérer des conflits avancées comme de la médiation.
Arnold et Amy Mindell, spécialistes de la psychologie des conflits, ont identifié quatre étapes clés dans la dynamique d’un conflit. Les comprendre permet de mieux naviguer dans ces situations complexes.

Comprendre et passer par ces étapes permet d’identifier le conflit, libérer des énergies bloquées dans ce conflit, comprendre son implication personnelle et aller avec une résolution.
Dans un conflit, il est fréquent que les personnes adoptent, souvent sans s’en rendre compte, l’un des trois rôles identifiés par Stephen Karpman : la victime, le sauveur ou le persécuteur. Ces rôles, bien qu’ils puissent sembler naturels, alimentent en réalité la dynamique conflictuelle.
Chaque rôle crée les autres : Une victime appelle naturellement un sauveur et un persécuteur. Pour sortir de ce jeu, il est essentiel de retrouver une posture alignée et responsable.
Voici comment transformer ces rôles en postures constructives :
En sortant de ces dynamiques, vous ouvrez la voie à des relations plus matures, plus claires et plus respectueuses.

Selon les mêmes Arnold et Amy Mindell, chaque personne dans un groupe à un "rang". C’est un pouvoir invisible que nous avons toutes et tous dans une situation. Il existe quatre types de rangs :
Ces pouvoirs invisibles peuvent déséquilibrer la qualité des relations entre les membres d’un collectif : certaines personnes pourront être valorisées au détriment d’autres personnes qui seront minimisées. Cela pourra nuire à la prise en compte de chaque individu, nécessaire dans un collectif.
Reconnaître ces privilèges invisibles permet de se connaître individuellement, de comprendre les autres tels qu’elles ou ils sont et de mieux équilibrer les relations entre les membres du collectif.
En amont d’aller vers un processus de gestion des conflits, il nous semble important que vous et votre collectif ayez une connaissance commune de quelques notions des conflits que nous trouvons pertinente chez Hameaux Légers.
Lorsque nous sommes confrontés à un conflit, trois grandes approches s’offrent à nous pour le résoudre :
Dans l’idéal, il est conseillé d’explorer les deux premières options en parallèle avant d’envisager de partir. En effet, fuir un conflit sans l’avoir abordé peut parfois laisser des tensions non résolues, qui peuvent resurgir plus tard sous une autre forme.

Un conflit ne naît pas du jour au lendemain. Il se développe progressivement, comme une montée en tension, et passe par plusieurs étapes avant d’atteindre un point critique. Comprendre ces étapes permet d’intervenir au bon moment, avant que la situation ne devienne ingérable.
Voici les phases typiques de l’escalade d’un conflit :

Même si cela peut paraître évident, plus on intervient tôt, plus il est facile de désamorcer un conflit émergent. Même si c’est plus complexe, il existe toujours des pistes de solution pour gérer des conflits avancées comme de la médiation.
Arnold et Amy Mindell, spécialistes de la psychologie des conflits, ont identifié quatre étapes clés dans la dynamique d’un conflit. Les comprendre permet de mieux naviguer dans ces situations complexes.

Comprendre et passer par ces étapes permet d’identifier le conflit, libérer des énergies bloquées dans ce conflit, comprendre son implication personnelle et aller avec une résolution.
Dans un conflit, il est fréquent que les personnes adoptent, souvent sans s’en rendre compte, l’un des trois rôles identifiés par Stephen Karpman : la victime, le sauveur ou le persécuteur. Ces rôles, bien qu’ils puissent sembler naturels, alimentent en réalité la dynamique conflictuelle.
Chaque rôle crée les autres : Une victime appelle naturellement un sauveur et un persécuteur. Pour sortir de ce jeu, il est essentiel de retrouver une posture alignée et responsable.
Voici comment transformer ces rôles en postures constructives :
En sortant de ces dynamiques, vous ouvrez la voie à des relations plus matures, plus claires et plus respectueuses.

Selon les mêmes Arnold et Amy Mindell, chaque personne dans un groupe à un "rang". C’est un pouvoir invisible que nous avons toutes et tous dans une situation. Il existe quatre types de rangs :
Ces pouvoirs invisibles peuvent déséquilibrer la qualité des relations entre les membres d’un collectif : certaines personnes pourront être valorisées au détriment d’autres personnes qui seront minimisées. Cela pourra nuire à la prise en compte de chaque individu, nécessaire dans un collectif.
Reconnaître ces privilèges invisibles permet de se connaître individuellement, de comprendre les autres tels qu’elles ou ils sont et de mieux équilibrer les relations entre les membres du collectif.
Gérer des conflits en collectif commence par travailler une posture individuelle saine pour le groupe. Nous vous avons listé quelques pratiques que nous trouvons intéressantes pour adopter cette posture.
Avez-vous déjà remarqué à quel point nos interactions ressemblent à un iceberg ? Dans une relation, nous ne voyons que la partie émergée : les mots, les gestes, les comportements, etc. Mais sous la surface se cache une partie bien plus vaste et invisible : nos croyances, nos blessures, nos émotions et notre histoire personnelle, etc.

Afin de se préparer individuellement, voici quelques conseils :
Comme déjà évoqué dans l’action Découvrir les enjeux humains et les outils de communication au sein d'un collectif de la phase précédente, les attitudes pro-collectives est un outil intéressant pour adopter en collectif une posture tournée par le “faire commun” :
Également évoqué dans l’action Découvrir les enjeux humains et les outils de communication au sein d'un collectif, nous vous recommandons une nouvelle fois cette pratique de Marshall Rosenberg pour adopter une posture saine en collectif. Nous vous recommandons de consulter la ressource Découvrir la Communication Non Violente (CNV) disponible dans la boite à outil en bas de page.
Afin de vous permettre de prendre conscience collectivement la nécessité d’avoir un processus qui vous aide à gérer les conflits et de comprendre l’importance de créer un processus qui est adapté à votre organisation, nous vous recommandons de consulter la ressource des Systèmes et cercles restauratifs disponible dans la boite à outil en bas de page.
Il arrive fréquemment que ce qui nous agace chez l’autre soit en réalité le reflet d’une partie de nous-mêmes que nous n’acceptons pas. C’est ce qu’on appelle l’effet miroir. Par exemple, une personne qui nous irrite par son manque de ponctualité peut nous renvoyer à notre propre difficulté à gérer le temps.
Ce qui nous dérange chez l’autre est souvent :
Regarder ce qu’un conflit touche en nous (plutôt que rester focaliser sur les autres) est une pratique inconfortable mais libératrice. Cela permet de reprendre du pouvoir sur sa vie, sans attendre que l’autre change.
Gérer des conflits en collectif commence par travailler une posture individuelle saine pour le groupe. Nous vous avons listé quelques pratiques que nous trouvons intéressantes pour adopter cette posture.
Avez-vous déjà remarqué à quel point nos interactions ressemblent à un iceberg ? Dans une relation, nous ne voyons que la partie émergée : les mots, les gestes, les comportements, etc. Mais sous la surface se cache une partie bien plus vaste et invisible : nos croyances, nos blessures, nos émotions et notre histoire personnelle, etc.

Afin de se préparer individuellement, voici quelques conseils :
Comme déjà évoqué dans l’action Découvrir les enjeux humains et les outils de communication au sein d'un collectif de la phase précédente, les attitudes pro-collectives est un outil intéressant pour adopter en collectif une posture tournée par le “faire commun” :
Également évoqué dans l’action Découvrir les enjeux humains et les outils de communication au sein d'un collectif, nous vous recommandons une nouvelle fois cette pratique de Marshall Rosenberg pour adopter une posture saine en collectif. Nous vous recommandons de consulter la ressource Découvrir la Communication Non Violente (CNV) disponible dans la boite à outil en bas de page.
Afin de vous permettre de prendre conscience collectivement la nécessité d’avoir un processus qui vous aide à gérer les conflits et de comprendre l’importance de créer un processus qui est adapté à votre organisation, nous vous recommandons de consulter la ressource des Systèmes et cercles restauratifs disponible dans la boite à outil en bas de page.
Il arrive fréquemment que ce qui nous agace chez l’autre soit en réalité le reflet d’une partie de nous-mêmes que nous n’acceptons pas. C’est ce qu’on appelle l’effet miroir. Par exemple, une personne qui nous irrite par son manque de ponctualité peut nous renvoyer à notre propre difficulté à gérer le temps.
Ce qui nous dérange chez l’autre est souvent :
Regarder ce qu’un conflit touche en nous (plutôt que rester focaliser sur les autres) est une pratique inconfortable mais libératrice. Cela permet de reprendre du pouvoir sur sa vie, sans attendre que l’autre change.
Une façon de gérer un conflit est souvent de l’anticiper. Voici quelques pistes pour créer un environnement où les tensions peuvent être exprimées et résolues avant qu’elles ne s’enveniment :
Lorsque le conflit est déjà là, il est important de disposer d’outils pour le désamorcer et en faire une opportunité de croissance.
Une façon de gérer un conflit est souvent de l’anticiper. Voici quelques pistes pour créer un environnement où les tensions peuvent être exprimées et résolues avant qu’elles ne s’enveniment :
Lorsque le conflit est déjà là, il est important de disposer d’outils pour le désamorcer et en faire une opportunité de croissance.
Pour un processus de gestion des conflits, nous vous recommandons de couvrir trois temporalités :
Pour définir votre processus de gestion de conflit, nous vous recommandons de suivre l’atelier disponible dans la boîte à outil : Faire émerger le processus de gestion de conflit en collectif.
Vous également vous inspirer des d’exemples disponibles dans la ressource de la boîte à outils :
Créer son propre système de gestion des conflits est un processus long qui se nourrira de toutes les expériences de conflits que vous serez amené·es à rencontrer. Il est donc important d’aborder la gestion des conflits avec délicatesse et humilité, en faisant droit à l’erreur.

Suite à l’expérience acquises par les collectifs en hameau léger, voici une synthèse des recommandations qu’il nous semble intéressant à prendre en compte pour votre processus de gestion des conflits :
Pour un processus de gestion des conflits, nous vous recommandons de couvrir trois temporalités :
Pour définir votre processus de gestion de conflit, nous vous recommandons de suivre l’atelier disponible dans la boîte à outil : Faire émerger le processus de gestion de conflit en collectif.
Vous également vous inspirer des d’exemples disponibles dans la ressource de la boîte à outils :
Créer son propre système de gestion des conflits est un processus long qui se nourrira de toutes les expériences de conflits que vous serez amené·es à rencontrer. Il est donc important d’aborder la gestion des conflits avec délicatesse et humilité, en faisant droit à l’erreur.

Suite à l’expérience acquises par les collectifs en hameau léger, voici une synthèse des recommandations qu’il nous semble intéressant à prendre en compte pour votre processus de gestion des conflits :
Un processus de gestion des conflits n’est jamais figé. Après chaque conflit marquant, prenez le temps de faire un retour d’expérience pour identifier ce qui a bien fonctionné et ce qui pourrait être amélioré. Votre processus évoluera avec le temps, au rythme de l’expérience et de la maturité de votre collectif.
Un processus de gestion des conflits n’est jamais figé. Après chaque conflit marquant, prenez le temps de faire un retour d’expérience pour identifier ce qui a bien fonctionné et ce qui pourrait être amélioré. Votre processus évoluera avec le temps, au rythme de l’expérience et de la maturité de votre collectif.



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