Vous faites partie d'un collectif qui porte un projet de hameau léger ou d’habitat participatif ? Vous souhaitez établir les premières bases de votre gouvernance partagée ? Vous êtes au bon endroit.
Ensemble, nous allons explorer trois éléments fondamentaux pour choisir et mettre en œuvre une gouvernance partagée au sein d'un collectif : le mode de prise de décision, la gestion des rôles et cercles, ainsi que l'organisation des réunions.
Avant d’aborder cette action, nous vous recommandons d’avoir pris connaissance de l’action Découvrir la gouvernance partagée et des modèles pour la pratiquer de la phase précédente. Vous aurez ainsi les connaissances de base pour approfondir le choix et l’application d’un mode de gouvernance en collectif.
Avant d’aborder cette action, nous vous recommandons d’avoir pris connaissance de l’action Découvrir la gouvernance partagée et des modèles pour la pratiquer de la phase précédente. Vous aurez ainsi les connaissances de base pour approfondir le choix et l’application d’un mode de gouvernance en collectif.
Une gouvernance partagée commence par un mode de prise de décision. En collectif, il est essentiel de valider collectivement un processus de prise de décision afin se s’engager ensemble sur les avancées du groupe.

Chez Hameaux Légers, nous conseillons de vous intéresser à la gestion par consentement, un processus issu de la sociocratie, qui permet d’aboutir à une prise de décision à laquelle personne ne dit "non", car toutes les objections valables ont été levées. C’est un processus qui allie un engagement du collectif dans la décision prise sans exiger que toutes ou tous les membres approuvent entièrement à titre individuel les décisions prises. Pour approfondir, nous vous recommandons cette ressource disponible disponible dans la boîte à outils : Gestion par consentement (GPC).
📝 Conseil pratique : Gardez en tête qu'en gouvernance partagée avec gestion par consentement, toute décision peut être remise en cause par une nouvelle décision, comme celle de choisir un nouveau mode de décision. Rien n’est donc gravé dans le marbre.
À l’étape de l’émergence, les collectifs que nous accompagnons commencent généralement par une forte organisation formelle et un fort niveau de co-construction. Nous sommes dans une étape d’interconnaissance et de mise en place des fondations.
Au début, toutes les décisions sont prises en consentement. Mais après plusieurs cycles de tests et d’appropriation, la gouvernance évolue. Elle peut aller vers une organisations plus informelle et une forte souveraineté des rôles. Cela amène à utiliser d’autres modes de prises de décisions pour des sujets plus ou moins engageants comme indiqué dans ce schéma :

L’essentiel est que vous testiez un premier mode de décision et que vous restiez continuellement à l’écoute de votre collectif pour améliorer les points qui ne vous conviennent pas entièrement.
Une gouvernance partagée commence par un mode de prise de décision. En collectif, il est essentiel de valider collectivement un processus de prise de décision afin se s’engager ensemble sur les avancées du groupe.

Chez Hameaux Légers, nous conseillons de vous intéresser à la gestion par consentement, un processus issu de la sociocratie, qui permet d’aboutir à une prise de décision à laquelle personne ne dit "non", car toutes les objections valables ont été levées. C’est un processus qui allie un engagement du collectif dans la décision prise sans exiger que toutes ou tous les membres approuvent entièrement à titre individuel les décisions prises. Pour approfondir, nous vous recommandons cette ressource disponible disponible dans la boîte à outils : Gestion par consentement (GPC).
📝 Conseil pratique : Gardez en tête qu'en gouvernance partagée avec gestion par consentement, toute décision peut être remise en cause par une nouvelle décision, comme celle de choisir un nouveau mode de décision. Rien n’est donc gravé dans le marbre.
À l’étape de l’émergence, les collectifs que nous accompagnons commencent généralement par une forte organisation formelle et un fort niveau de co-construction. Nous sommes dans une étape d’interconnaissance et de mise en place des fondations.
Au début, toutes les décisions sont prises en consentement. Mais après plusieurs cycles de tests et d’appropriation, la gouvernance évolue. Elle peut aller vers une organisations plus informelle et une forte souveraineté des rôles. Cela amène à utiliser d’autres modes de prises de décisions pour des sujets plus ou moins engageants comme indiqué dans ce schéma :

L’essentiel est que vous testiez un premier mode de décision et que vous restiez continuellement à l’écoute de votre collectif pour améliorer les points qui ne vous conviennent pas entièrement.
Une gouvernance partagée fonctionne avec des rôles et des cercles :

Les rôles et cercles contrôlent et régulent des “périmètres de responsabilité” au nom d’un collectif. Des “redevabilités” (ou missions) précises permettent de clarifier leur mission, leur niveau d’autonomie et leur autorité. Pour plus de précisions, vous pouvez consulter la ressource : Holacratie : fonctionnement par Rôles, Cercles et Pôles.
Pour créer des rôles et cercles en collectif, il existe autant de méthodes que de collectifs eux-mêmes. Chaque groupe a sa propre dynamique pour répondre à ses besoins.
Lors de l'émergence d'un collectif, il est courant, de notre expérience, de définir des rôles et cercles par thématiques. Cela permet de structurer les responsabilités autour des thématiques d’un projet de hameau léger (aménagement, architecture, finances, inclusion, etc.).Voici deux exemples de rôles définis par des collectifs accompagnés par notre association en phase d'émergence :
Nous recommandons d'organiser régulièrement des ateliers pour "écouter le centre" de votre collectif. Cela signifie recueillir les besoins et les envies des membres du collectif et de faire des propositions de rôles et cercles en conséquence.
Un projet de hameau léger est par nature évolutif. Les rôles et cercles doivent donc s'adapter aux besoins du collectif et de ses membres à chaque phase. Pour les faire évoluer, vous pouvez avoir :
Dans une gouvernance, il est essentiel de définir avec précision les “périmètres de responsabilité” des rôles et cercles, que nous appelons “redevabilités” (ou missions).

Au début d’un collectif, nous recommandons de commencer avec des cercles (ou commissions) avec des redevabilités larges plutôt que des rôles strictement définis. Cela permet une plus grande flexibilité et cela encourage la co-construction au sein du collectif.
Petit à petit, à mesure que le collectif évolue, vous pouvez introduire des rôles plus spécifiques pour clarifier les responsabilités et assurer une meilleure organisation.
Dans tous les cas, il est crucial de bien définir les redevabilités. Cela signifie clarifier les attentes et les responsabilités associées à chaque rôle et cercle. Pour ce faire, vous pouvez vous inspirer de ce qui a déjà été fait dans d'autres collectifs et adapter ces exemples à votre contexte. Les exemples des collectifs Marcotte et Cabanes Inspirées, cités plus haut et rappelés dans la boîte à outil en bas de page, sont pertinents.
Il est également important de réfléchir aux modes d’attribution des rôles en fonction des disponibilités et des compétences de chaque membre du collectif.
Nous recommandons comme mode d’attribution l'élection sans candidat·e. C’est un mode d’élection issue de la sociocratie où ce sont les votant·es qui proposent des candidat·es pour jouer un rôle, et non pas les candidat·es qui essaient de convaincre les votant·es. Plus de détails dans cette ressource Election sans candidat·e (ESC).
Nous vous recommandons également d’affecter des durées limitées aux mandats de rôles (par exemple tous les 6 mois ou tous les ans). Cela permettra de :
Pour commence, nous vous conseillons de choisir un processus d’attribution, de faire tourner les rôles à un premier rythme et de définir un moyen d’évolution de ces rôles (réunion de gouvernance ou rôle dédié). En fonction de votre propre expérience, vous pourrez ajuster vos rôles, leurs mandats et le moyen d’attribution.
Une gouvernance partagée fonctionne avec des rôles et des cercles :

Les rôles et cercles contrôlent et régulent des “périmètres de responsabilité” au nom d’un collectif. Des “redevabilités” (ou missions) précises permettent de clarifier leur mission, leur niveau d’autonomie et leur autorité. Pour plus de précisions, vous pouvez consulter la ressource : Holacratie : fonctionnement par Rôles, Cercles et Pôles.
Pour créer des rôles et cercles en collectif, il existe autant de méthodes que de collectifs eux-mêmes. Chaque groupe a sa propre dynamique pour répondre à ses besoins.
Lors de l'émergence d'un collectif, il est courant, de notre expérience, de définir des rôles et cercles par thématiques. Cela permet de structurer les responsabilités autour des thématiques d’un projet de hameau léger (aménagement, architecture, finances, inclusion, etc.).Voici deux exemples de rôles définis par des collectifs accompagnés par notre association en phase d'émergence :
Nous recommandons d'organiser régulièrement des ateliers pour "écouter le centre" de votre collectif. Cela signifie recueillir les besoins et les envies des membres du collectif et de faire des propositions de rôles et cercles en conséquence.
Un projet de hameau léger est par nature évolutif. Les rôles et cercles doivent donc s'adapter aux besoins du collectif et de ses membres à chaque phase. Pour les faire évoluer, vous pouvez avoir :
Dans une gouvernance, il est essentiel de définir avec précision les “périmètres de responsabilité” des rôles et cercles, que nous appelons “redevabilités” (ou missions).

Au début d’un collectif, nous recommandons de commencer avec des cercles (ou commissions) avec des redevabilités larges plutôt que des rôles strictement définis. Cela permet une plus grande flexibilité et cela encourage la co-construction au sein du collectif.
Petit à petit, à mesure que le collectif évolue, vous pouvez introduire des rôles plus spécifiques pour clarifier les responsabilités et assurer une meilleure organisation.
Dans tous les cas, il est crucial de bien définir les redevabilités. Cela signifie clarifier les attentes et les responsabilités associées à chaque rôle et cercle. Pour ce faire, vous pouvez vous inspirer de ce qui a déjà été fait dans d'autres collectifs et adapter ces exemples à votre contexte. Les exemples des collectifs Marcotte et Cabanes Inspirées, cités plus haut et rappelés dans la boîte à outil en bas de page, sont pertinents.
Il est également important de réfléchir aux modes d’attribution des rôles en fonction des disponibilités et des compétences de chaque membre du collectif.
Nous recommandons comme mode d’attribution l'élection sans candidat·e. C’est un mode d’élection issue de la sociocratie où ce sont les votant·es qui proposent des candidat·es pour jouer un rôle, et non pas les candidat·es qui essaient de convaincre les votant·es. Plus de détails dans cette ressource Election sans candidat·e (ESC).
Nous vous recommandons également d’affecter des durées limitées aux mandats de rôles (par exemple tous les 6 mois ou tous les ans). Cela permettra de :
Pour commence, nous vous conseillons de choisir un processus d’attribution, de faire tourner les rôles à un premier rythme et de définir un moyen d’évolution de ces rôles (réunion de gouvernance ou rôle dédié). En fonction de votre propre expérience, vous pourrez ajuster vos rôles, leurs mandats et le moyen d’attribution.
Une gouvernance partagée a besoin d’espaces collectifs pour être pratiquée, c’est pour cela qu’il nous semble nécessaire de définir des réunions à un rythme régulier.
Pour commencer, nous recommandons de vous fixer un objectif et de :
Par exemple, vous êtes un collectif souhaitant déposer un dossier de candidature à un appel à projet proposé par Hameaux Légers, vous pouvez vous réunir toutes les 2 semaines et vous répartir des rôles selon les thématiques du dossier à écrire.
📝 Conseil pratique : C'est ok de ne pas participer à toutes les réunions et rappelez-vous que l'objectif des réunions c'est aussi de se diviser le travail pour ne pas avoir à tout décider ensemble et pouvoir se donner des rôles.
Afin de vous aider à prendre des décisions en collectifs, nous vous recommandons de mettre en place une réunion régulière pour acter les décisions que vous prenez collectivement.
📝 Conseil pratique : Un pré-requis est d’avoir défini votre mode de prise de décision et de vous assurer que tous les membres de votre collectif soit formé au mode choisi. Pour cela, nous vous rappelons la gestion par consentement évoquée plus haut dans cette action.
Pour les collectifs que nous accompagnons, nous recommandons le format de réunion de triage comme format de réunion décisionnelle. C’est un processus emprunté de l'holacratie et qui permet de :
Le format est détaillé dans cette ressource : Réunion de triage.
Il est essentiel que tous les membres de votre collectif connaissent le processus de réunion décisionnelle choisi afin de se sentir compétent·e pour porter une tension ou une problématique à votre groupe.
Selon l’Université du Nous, la facilitation est une compétence qui permet de :

📝 Conseil pratique : Cette compétence est très importante pour fluidifier les échanges et améliorer la transmission des informations dans les réunions d’un collectif. Nous recommandons fortement que tout·es les membres d’un collectif se forment à la facilitation afin que cette compétence puisse tourner lors des différentes réunions.
Pour une bonne facilitation de vos réunions, vous pouvez notamment :
Afin de vous former à la facilitation, vous pouvez vous consulter les ressources proposées par l'Université du Nous.
Une gouvernance partagée a besoin d’espaces collectifs pour être pratiquée, c’est pour cela qu’il nous semble nécessaire de définir des réunions à un rythme régulier.
Pour commencer, nous recommandons de vous fixer un objectif et de :
Par exemple, vous êtes un collectif souhaitant déposer un dossier de candidature à un appel à projet proposé par Hameaux Légers, vous pouvez vous réunir toutes les 2 semaines et vous répartir des rôles selon les thématiques du dossier à écrire.
📝 Conseil pratique : C'est ok de ne pas participer à toutes les réunions et rappelez-vous que l'objectif des réunions c'est aussi de se diviser le travail pour ne pas avoir à tout décider ensemble et pouvoir se donner des rôles.
Afin de vous aider à prendre des décisions en collectifs, nous vous recommandons de mettre en place une réunion régulière pour acter les décisions que vous prenez collectivement.
📝 Conseil pratique : Un pré-requis est d’avoir défini votre mode de prise de décision et de vous assurer que tous les membres de votre collectif soit formé au mode choisi. Pour cela, nous vous rappelons la gestion par consentement évoquée plus haut dans cette action.
Pour les collectifs que nous accompagnons, nous recommandons le format de réunion de triage comme format de réunion décisionnelle. C’est un processus emprunté de l'holacratie et qui permet de :
Le format est détaillé dans cette ressource : Réunion de triage.
Il est essentiel que tous les membres de votre collectif connaissent le processus de réunion décisionnelle choisi afin de se sentir compétent·e pour porter une tension ou une problématique à votre groupe.
Selon l’Université du Nous, la facilitation est une compétence qui permet de :

📝 Conseil pratique : Cette compétence est très importante pour fluidifier les échanges et améliorer la transmission des informations dans les réunions d’un collectif. Nous recommandons fortement que tout·es les membres d’un collectif se forment à la facilitation afin que cette compétence puisse tourner lors des différentes réunions.
Pour une bonne facilitation de vos réunions, vous pouvez notamment :
Afin de vous former à la facilitation, vous pouvez vous consulter les ressources proposées par l'Université du Nous.
Pour aller plus loin dans la mise en place et la mise à jour de votre gouvernance partagée dans votre collectif, nous vous recommandons de :
Pour aller plus loin dans la mise en place et la mise à jour de votre gouvernance partagée dans votre collectif, nous vous recommandons de :



Cette ressource créée par Hameaux Légers est sous licence CC-BY-SA 4.0. Vous pouvez donc l’exploiter (partager, copier, reproduire, distribuer, communiquer, réutiliser, adapter) par tous moyens et sous tous formats pour des fins commerciales ou non.
Les seules obligations sont de :



